C’est donc au bord de la plage de Cocoa Beach que nous avons passé cette première nuit dans notre monstre équipé en van afin d’arpenter les routes de Floride dans les meilleures conditions.

Cocoa Beach c’est la plage des surfeurs en Floride par excellence, on y trouve tout ce qu’il faut pour surfer, belles plages, belles vagues, soleil et moultes compétitions et magasins dédiés à la culture surf.

Pas de mal de dos, notre matelas a le luxe d’être confortable, nous sommes donc en bonne forme, il est 8h30 et nous avons envie de courir. Dès la sortie du van on ressent la chaleur sur notre peau, partie de rigolade quand même. Petit déj’ improvisé avec des Frosties et du jus de pomme (Light !)

Chaussures, short, lunettes et c’est parti pour 45 minutes de jogging sur le sable. Voilà c’est les vacances, la plage, le soleil c’est que du bonheur pour nous. On commence a réaliser que ces petits moments vont être bien plus nombreux grâce à l’achat de notre van. Nous allons pouvoir découvrir des endroits magiques touts les jours pour un moindre coût, ça change de l’hôtel.

La plage de Cocoa Beach se présente comme une longue bande de sable de plusieurs kilomètres, parsemée par des petites mottes de végétation qui lui donnent un côté sauvage agréable. L’endroit est presque désert lorsque nous débutons notre footing, il est tôt mais il fait déjà trop chaud!

Cocoa Beach

Peu à peu, on commence à croiser du monde, pour la plupart des sexagénaires, certains font leurs exercices, d’autres se baladent tranquillement.

Les gens ici sont plutôt cool, la moyenne d’âge est élevée mais la sympathie est de mise, tout le monde se salue.

Après le footing, viens le tour de la baignade dans l’Océan Atlantique, l’eau est chaude! Ça doit vous faire sauter sur place que l’on puisse se baigner mi-novembre en Floride, mais c’est bien le cas. Les vagues ne sont pas fortes, il y a quelques surfeurs tout de même qui sont là pour se détendre. Sans planche on s’amuse comme on peut en faisant du body surf! Il faut vous avouer que nous en profitons pour nous laver dans la mer, car malgré le luxe que nous offre le van, nous n’avons pas de douche.

Baptiste vague

Il est a peu après 11h quand nous remontons de la plage et on improvise notre premier repas, notre plaque de gaz fonctionne impec, le rodage est fait, nous sommes prêt pour cuisiner en pleine nature, chose que bon nombre d’américains n’a jamais dû faire.

Puis on en profite pour mettre le blog à jour chez Mc Do, merci le wifi gratuit. Bien sûr il y a des inconvénients, juste à côté de nous se trouve un vétéran de l’armée, sur son ordinateur également. Il trouve du temps pour discuter avec tout le monde, même la télévision qu’il insulte de temps en temps. Un de ses amis le rejoint, et ils entament la conversation avec nous. Ils sont plutôt sympathiques, malgré leur vulgarité apparente. En quittant les lieux, nos deux amis nous demandent de ne pas oublier d’emmener Obama avec nous en rentrant en France… cela ne nous étonne qu’à moitié vu leur état d’esprit.

En restant deux bonnes heures dans le Mc Do, nous avons pu remarquer que ce fast-food était un lieu de vie pour certains, on reste ici comme on peut le faire en France dans un bistrot sympa. Certaines personnes peuvent y passer des demi-journées complètes,  l’absence totale de charme de ce genre de restos ne semblant pas les gêner.

Nous faisons un tour chez Ron Jon, l’un des plus grands magasins de surf au monde. L’ambiance y est sympa, les prix un peu moins, peut-être parce que nous sommes dans la ville de Kelly Slater, l’icône internationale du surf.

ron-jon

Nous décidons de reprendre la route vers Daytona Beach, plus au nord, mais à mi-chemin nous apercevons le Kennedy Space Center, le centre spatial de la NASA. Des visites y sont organisées, c’est pourquoi nous décidons de nous arrêter sur un parking  pour passer la nuit dans les alentours et ainsi aller faire la visite demain dès la première heure (conseil du Routard pour éviter la foule).

En guise de récompense à notre éprouvante journée de touristes, nous nous mettons un petit film (eh oui, nous avons un cinéma dans le monstre).

Charles met un film d’horreur pour nous mettre dans l’ambiance et c’est là que quelqu’un frappe soudainement au carreau du monstre (Il aurait pu sonner au moins!). On voit une lumière s’agiter à travers les vitres. Baptiste jette un premier coup d’oeil et dit « C’est le Sheriff! »… il ne s’agissait en fait que du gardien de l’entreprise et du parking où nous avions élu domicile pour la nuit. Il faisait un peu flipper quand même, si vous regardez Dexter, c’était le sosie du mec qui ramasse des animaux morts.

Plus de peur que de mal, nous sommes toujours vivants et qui plus est en pleine forme, l’air de l’océan nous a bien requinqué et les effets du décalage horaire semblent se dissiper.