Le Parc Naturel de Tomoka

Nous nous réveillons au son des grillons. La nuit a été sereine, pas de visite de Sheriff ou autre gardien de nuit.

Nous partons à travers la jungle nous imprégner de cette nature sauvage qui nous fait trop souvent faux bond sur le littoral nord-est de la Floride… Il ne faut pas oublier qu’avant le passage de l’Homme, cet Etat n’était qu’un vaste marécage. Les temps ont changé, ça construit à tout va, on se demande d’ailleurs où sont les habitants.

Le Tomoka State Park est un endroit agréable, on y croise beaucoup de pêcheurs, comme un peu partout sur le littoral.

Le site est super protégé, pas un papier ne traîne, pas même d’alligators d’ailleurs, dommage pour nos deux Crocodile Dundee en herbe (Eh oui, on avait emmené un couteau suisse au cas où!). Interdiction formelle de toucher aux arbres, les rangers à l’entrée du parc nous l’ont bien rappelé.

pancarte-alligators

Enfin, on profite quand même de cette magnifique jungle, des arbres exotiques de toutes sortes, bordés par une rivière marécageuse qui nous donne un avant-goût de notre futur passage, qui pourrait bien devenir un périple, dans les marécageux Everglades, au sud de la Floride.

jungle On profite une dernière fois des douches chaudes du site avant de nous rendre dans un endroit moins écolo, un peu plus à l’image des américains et de leur folie des grandeurs: la piste de Nascar de Daytona.

Le circuit automobile de Daytona

C’est à quelques miles à l’est de la ville que l’on aperçoit l’une des plus mythiques pistes automobiles au monde, le Daytona International Speed Way. Ici se déroulent plusieurs fois par an des courses de Nascar (National Association for Stock Car Auto Racing), ces voitures qui tournent en rond sur un circuit aux virages relevés à plus de 250 km/h.

L’endroit vaut le coup d’oeil, les aficionados réservent des hôtels jusqu’à 100 kms à la ronde pour pouvoir assister à cette course, incontournable puisque c’est à Daytona même qu’a été créée cette discipline.

charles-tribunes

Il n’y a pas de course à voir ces jours-ci, mais nous nous permettons quand même une petit tour gratuit dans les gradins puisqu’ils sont ouverts au public. Nous sommes impressionnés par la taille de la piste et le nombre de tribunes qui s’étendent sur plus d’1 km de part et d’autre de la piste et proposent quelques 170 000 places, soit deux stades de France.

Une visite payante est aussi proposée. Pour la « maudite » somme de 24$, un petit train vous permettra d’accéder aux différentes infrastructures de la piste (stands, vestiaires,…) et de fouler le tarmac.

baptiste-tete-qui-depasse-piste

Déçus de n’avoir pas pu assister à une course, nous retrouvons, non loin de là, le Kennel Club Dog Racing qui comme son nom l’indique permet à des lévriers de courir après un beau nonos inaccessible pour le plaisir des parieurs, petits et grands. Visite marrante car atypique et gratuite (nous sommes rentrés par une petite porte dérobée).

course-levriers

C’est la fête ce soir à Daytona Downtown

Pour l’anniversaire de Charles, nous décidons de sortir en ville. Nous suivons la foule pour nous retrouver à l’entrée d’une salle de spectacle. Ne sachant pas ce qu’il s’y passe, nous interrogeons trois femmes, très certainement des cougars, qui ont un billet en trop et nous proposent donc de nous l’offrir gracieusement en échange d’une bonne compagnie. Premier soucis, le billet est à 90$ l’unité et second problème, il s’agit du concert d’Elnjone ou Enjone, ou alors Eljeune. Bref, nous ne savons toujours pas à qui nous nous apprêtons à avoir à faire ou affaire. On comprendra après quelques explications de la part de ces charmantes dames, qu’il s’agissait d’Elton John. Nous décidons donc de quitter les lieux et allons boire un verre dans un bar sportif, le Winghouse bar, où sont diffusés sur plusieurs écrans les matchs de football américain, de basket, de baseball, ou encore les combats de boxe de la soirée, même les serveuses sont en tenue de pompom girls (cheerleaders). Concept sympa, la diffusion simultanée de tous ces événements sportifs garantie de l’action à chaque instant.

En cherchant à regagner le van, nous croisons la route de prêcheurs prônant la Bible. Ils sont une dizaine, brandissent des pancartes agrémentées de passages bibliques et hurlent à tue-tête des chants religieux. Nous sommes intrigués et lors de notre passage, ils nous donnent un petit livret qui nous explique comment devenir le parfait croyant à travers un petit personnage de BD, « Mister good guy ». En leur posant quelques questions, on s’aperçoit vite qu’ils sont en décalage avec la société et notamment le mode de vie des américains. Ils nous parlent de paradis et d’enfer, de la pureté de Jésus et nous disent qu’il est le seul modèle à suivre. Difficile de leur faire entendre qu’on peut vivre avec des croyances différentes ou tout simplement sans religion…

Precheurs

Pour la première fois depuis le début de notre aventure, nous sommes toujours éveillés quand minuit sonne. Cela nous permet d’avoir un aperçu de la vie nocturne ici, pas très convainquant, les américains ne paraissent pas très ouverts et la fatigue prend le dessus sur notre envie de faire la fête.

Nous quittons donc la ville pour trouver un parking sur un lotissement en construction et ainsi rejoindre Morphée au calme.